L’AFPN a été créée afin de fournir aux Premières nations un accès aux marchés des capitaux égal à celui dont profitent les autres gouvernements. La législation qui s’applique, la LGFPN, définit les pouvoirs et le cadre de règlementation pour que les Premières nations empruntent à travers l’AFPN selon un modèle semblable à celui des autorités financières gouvernementales qui possèdent une cote de crédit de catégorie « investissement » ailleurs dans le monde.

Les grands appareils administratifs, tels que les gouvernements nationaux et provinciaux, les grandes villes et les services publics, ont la capacité de gérer leurs propres emprunts publics. Ils ont construit des institutions qui leur permettent de financer leurs infrastructures directement à partir des marchés des capitaux au moyen d’obligations gouvernementales à cote de crédit élevée. Cependant, les petits gouvernements locaux et régionaux ne disposent pas de la taille, du savoir-faire ou du niveau d’expertise financière nécessaires pour accéder directement aux marchés des capitaux et obtenir la cote de crédit « investissement » afin d’attirer les investisseurs institutionnels (à des taux d’intérêt inférieurs.)

Plusieurs provinces ont développé des solutions à ce problème. Pour cela, elles ont mis en commun les besoins financiers de leurs gouvernements locaux et régionaux afin de rassembler le volume nécessaire pour accéder directement aux marchés des capitaux. La taille, la stabilité et la diversification d’autorités financières provinciales telles que l’Autorité financière des municipalités de Colombie-Britannique (dont l’AFPN reprend le modèle) leurs permettent d’accéder directement aux marchés financiers en émettant des obligations ou des débentures au nom de leur membres. Ceux-ci obtiennent ainsi des taux intérêt et des coûts de transactions réduits. De plus, les gouvernements emprunteurs peuvent choisir les délais et périodes de remboursement qui correspondent à leurs besoins et bloquer les taux d’intérêt pour toute la période de remboursement. Grâce à des coûts abordables et prévisibles, ainsi qu’à la possibilité d’ajuster les conditions de paiement à leur budget, les gouvernements sont capables de mieux planifier et de tirer pleinement parti de leurs ressources.